salia sanou


photos: marc coudrais

Né en 1969 à Léguéma, au Burkina Faso, Salia Sanou suit des cours de théâtre à l’Union Nationale des Ensembles Dramatiques de Ouagadougou. Il est formé à la danse africaine par Drissa Sanon (ballet Koulédafrou de Bobo Dioulasso), Alasane Congo (Maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou), Irène Tassembedo (compagnie Ebène) et Germaine Acogny (Ballet du Troisième Monde).
En 1993, il intègre la compagnie Mathilde Monnier au Centre Chorégraphique National de Montpellier. Il participe alors aux différentes créations de la compagnie : Pour Antigone, Nuit, Arrêtez arrêtons, arrête, Les lieux de là, Allitérations.
Dans le cadre de projets de sensibilisation menés par le centre chorégraphique sur le thème “autour de l’Afrique”, Salia intervient en milieu scolaire - initiation à la tradition africaine, danse, contes, chants et musiques du Burkina Faso.
Parallèlement, Salia Sanou chorégraphie "L’héritage", une pièce qui reçoit le premier prix en art du spectacle à la Semaine Nationale de la Culture au Burkina Faso.
En 1992, Salia Sanou rencontre Seydou Boro à l'Ecole des Ensembles Dramatiques de Ouagadougou. Ils fondent le Credo (Centre de Recherche et d'Echanges Dramatiques). Trois ans plus tard en 1995, forts de leur parcours commun au sein de la compagnie Mathilde Monnier, ils fondent la compagnie Salia nï Seydou avec leur première œuvre "Le siècle des fous" qui reçoit le premier prix national du Concours de Danse Contemporaine Africaine d’Afrique en créations (AFAA). Salia et Seydou seront lauréats des deuxièmes Rencontres Chorégraphique de l’Afrique et de l’Océan Indien à Luanda et recevront le prix “Découverte” R.F.I. Danse 98, avec "Figninto, l’oeil troué" créé en 1997, chorégraphié par Seydou Boro. Dans le cadre du festival international Montpellier Danse 2000, il chorégraphie, assisté de Seydou Boro, "Taagalà, le voyageur".
Pour la compagnie Tumbuka Dance du ballet national du Mozambique, il chorégraphie "Kupupura" en 2001.
Enfin en 2002, entouré de Seydou Boro et de Ousséni Sako, il chorégraphie "Weeleni, l’appel", une des pièces les plus intimistes de la compagnie, interprétée par trois danseurs et quatre musiciens originaires du Maroc et du Burkina Faso.

Depuis 2001, Salia Sanou est directeur artistique des Rencontres Chorégraphiques de l’Afrique et de l’Océan indien (AFAA). Dans ce cadre, il mène réflexions et actions pour le développement de la danse créative du continent.
Il est également co-directeur du Festival Dialogue de Corps à Ouagadougou (5 éme édition en 2004, 6éme en 2006) qui propose des résidences d'écriture, des ateliers, des rencontres autour d'une programmation internationale de danse.
Enfin, Salia Sanou et Seydou Boro viennent d'être nommés pour trois ans directeurs artistiques du Centre de Développement Chorégraphique de Ouagadougou (Burkina Faso), projet d'envergure internationale porté par le Ministère de la Culture du Burkina Faso, la Mairie de Ouagadougou et la coopération culturelle française, dont ils sont les fondateurs et qui sera inauguré en décembre 2006.

Pour son travail chorégraphique en France, en Afrique et ailleurs dans le monde, Salia Sanou a reçu en juillet 2002 du gouvernement français la décoration du Mérite des Art et des Lettres. Il a été également élu Artiste de l’année 2003 par l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie

" Loin du spectacle, de l’acte composé et chorégraphié, les danses africaines se lisent de l'histoire passée à l'histoire présente, comme un acte social, riche de sens, fondement même des communautés du continent. La danse des grands ballets ou ses déclinaisons " métissées " qui ont fait l'originalité des programmations de part le monde, ont aussi contribués à masquer la richesse et l'inventivité d'une toute autre danse, celle aujourd'hui désignée par les termes de danse contemporaine africaine. Comment la lecture de ces danses ancrées dans le passé, nourries et préservées par nos cultures nous enseignent le présent et le futur ? Tel est le défi d'une nouvelle génération de chorégraphes africains, sortir des stéréotypes d'une tradition chorégraphique figée, image réductrice d'une danse créative, puisant le sens dans la lecture d'une culture africaine riche et en perpétuelle évolution. " salia sanou

  
seydou boro


photos: marc coudrais

théâtre, cinéma et danse
Né en 1968 à Ouagadougou, au Burkina Faso, Seydou Boro suit dès 1990 une formation d’acteur au sein de la compagnie de théâtre Feeren, dirigée par Amadou Bourou. Il sera ainsi interprète dès 1991 pour le théâtre, dans "Marafootage", de Amadou Bourou (premier prix au Festival International du théâtre du Bénin), puis dans "Œdipe-Roi" de Sophocle (mise en scène de Eric Podor). A l'écran, il incarne le rôle titre de Soundjata Keïta, dans “Keïta, l'héritage du griot” de Dani Kouyaté (primé au festival panafricain du cinéma de Ouagadougou).

danseur avec Mathilde Monnier
En 1993, il intègre la compagnie Mathilde Monnier au Centre Chorégraphique National de Montpellier. Il participe alors aux différentes créations de la compagnie : Pour Antigone, Nuit, Arrêtez arrêtons, arrête, Les lieux de là, Allitérations.

auteur et réalisateur
Seydou Boro réalise des films documentaires sur la danse créative africaine : " La Rencontre ". 52mn. 1999 (Diffusion ARTE - 2000) et “la Danseuse d’ébène ". 56mn. 2002 (1er prix du festival Vues d’Afrique 2003). En 2002 il écrit la pièce de théâtre " l'Exil dans l'asile".
En 2004, il réalise : "C'est ça l'Afrique" "Visas" "Le cheval" "On s'en fou" " La fissure", films courts de fiction autour de la danse de 10 à 15 minutes chacun.

chorégraphe
En 1992, Seydou rencontre Salia Sanou à l'Ecole des Ensembles Dramatiques de Ouagadougou. Ils fondent le Credo (Centre de Recherche et d'Echanges Dramatiques).
Trois ans plus tard en 1995, forts de leur parcours commun au sein de la compagnie Mathilde Monnier, ils fondent la compagnie Salia nï Seydou avec leur première œuvre Le siècle des fous qui reçoit le premier prix national du Concours de Danse Contemporaine Africaine d’Afrique en créations (AFAA).
Puis ce sera Figninto, l’oeil troué en 1997, que Seydou chorégraphie assisté de Salia Sanou, et pour lequel ils seront lauréats des deuxièmes Rencontres Chorégraphique de l’Afrique et de l’Océan Indien à Luanda et prix "découverte" R.F.I. Danse 98 (près de 150 représentations à travers le monde).
Dans le cadre du festival international Montpellier Danse 2000, il assiste Salia Sanou pour la création de Taagalà, le voyageur. En 2002, entouré de Salia Sanou et de Ousséni Sako, il chorégraphie Weeleni, l’appel, interprété par 3 danseurs et 4 musiciens originaires du Maroc et du Burkina Faso.
En 2004, il revient avec le solo C'est à dire..., cinquième création de la compagnie, dans lequel il interroge sa relation à la danse, à la création et à l'Afrique.

Depuis 2001 il est co-directeur du Festival Dialogue de Corps à Ouagadougou (5éme édition en 2004, 6éme en 2006) qui propose des résidences d'écriture, des ateliers, des rencontres autour d'une programmation internationale de danse.

Enfin, Seydou Boro et Salia Sanou viennent d'être nommés pour trois ans directeurs artistiques du Centre de Développement Chorégraphique de Ouagadougou (Burkina Faso), projet d'envergure internationale porté par le Ministère de la Culture du Burkina Faso, la Mairie de Ouagadougou et la coopération culturelle française, dont ils sont les fondateurs et qui sera inauguré en décembre 2006.

Pour son travail chorégraphique en France, en Afrique et ailleurs dans le monde, Seydou Boro a reçu en juillet 2002 du gouvernement français la décoration du Mérite des Art et des Lettres. Il a été également élu Artiste de l’année 2003 par l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie.

" Nous ne rompons pas avec notre héritage africain. Personne, devant nos spectacles, ne peut dire que nous nous sommes perdus, dénaturés. Simplement nous évoluons d'une autre manière. Africains, nous créons. " seydou boro

 

 

 

 

 

 

 

ousseni sako

Né à Ouagadougou au Burkina Faso, c'est en 1992 que Ousseni Sako découvre la danse avec Dha Léon et Théodore Kafando. Un an plus tard, il crée la troupe de danse Kongoba. Parallèlement, il poursuit son travail de formation sur les techniques de la danse contemporaine africaine auprès d'Alphonse Tierou, le premier directeur des Rencontres Chorégraphiques de l'Afrique et de l'Océan Indien.
En 1994, il crée la compagnie de danse Kongo Ba Teria avec Souleymane Badolo, un autre danseur burkinabè.
En 1995, dans le cadre d'échanges culturels, le groupe part en tournée à Lomé avec Mme Sodjaphe, puis en France avec 'association demande moi la lune.
En 1998, il passe une audition auprès de la chorégraphe Irène Tassembedo et est sélectionné comme danseur du Ballet National du Burkina Faso. Il travaillera par la suite avec les chorégraphes Elsa Wolliaston et Mathilde Monnier et intègre la compagnie salia nï seydou en 1999 comme danseur interprète pour la pièce TAAGALA, le voyageur (chorégraphie de salia sanou assisté de seydou boro pour 4 danseurs et 2 musiciens).
Par la suite, Ousseni partagera sa vie artistique entre les créations de la compagnie salia nï seydou et la compagnie Kongo Ba Téria avec laquelle il remporte le 3ème prix des Rencontres Chorégraphiques de l'Afrique et de l'Océan Indien (session 2001) avec la pièce Vi Neem qu'il cossigne avec Lassina Coulibaly.

Danseur exceptionnel doté d'une forte sensibilité et d'une grande agilité, Ousseni intègre définitivement la compagnie salia nï seydou en 2002 avec laquelle il participe aux nombreuses tournées internationales avec les pièces TAAGALA, le voyageur (chorégraphie salia sanou assisté de seydou boro) et FIGNINTO, l'œil troué (chorégraphie de seydou boro assisté de salia sanou). Parallelement aux tournées, Ousseni Sako donne également des workshops.

En 2002, Salia Sanou et Seydou Boro lui confient l’écriture d’un solo, Waati, partie prenante de la pièce WEELENI, l’appel une pièce chorégraphique pour 3 danseurs et 4 musiciens.

En 2004, Ousseni décide de se confronter à lui-même à travers un solo, "SINDI, shut up".