Gérard Mayen
Midi Libre - 15.02.1998

" Dans Le siècle des fous, on a la sensation d'assister à des retrouvailles entre ces deux exilés, abandonnés à une conversation corporelle qui pourrait durer la nuit entière. Que se racontent-ils ? Toute la légende de l'humain, au travers de gestes éminemment symboliques qui emportent l'imaginaire, dans un temps distendu. Avec des découpes très vives, des traits, des lignes, des profils, Salia Sanou et Seydou Boro ne cessent d'inventer des figures, des coulés, des emmêlements, des détails ballants. Souvent en silence, sans décor et dans des costumes pauvres, cette danse prend toute la mesure de l 'écoute, de l'accueil et du rêve. Elle a à voir avec les grandes traditions du récit. La réserve de leur présence souveraine, et la finesse de leur propos, sont d'autant plus envoûtants que ces deux danseurs africains sont dotés de spectaculaires morphologies de géants musclés. A tout instant on pressent de quel ouragan de performance technique ils pourraient se montrer capables, tout aussi bien. Le siècle des fous réinvente la tension qui eut habité autrefois les heures les plus enchantées de la danse contemporaine : une pensée en mouvement, descendant au plus profond, pour dessiner la Liberté dans l'espace. De cette Vérité nécessaire, on croyait avoir perdu jusqu'au souvenir. "

sidwaya (côte d'ivoire) - 5 mars 1997

" Tonnerre d'applaudissements, cris de joie, ce sont ces sentiments qui ont accompagnés les cinq acteurs de la compagnie salia nï seydou au terme de 50 minutes de spectacles " " Tous sont attirés par la richesse chorégraphique de ce chef d'œuvre qui est une des meilleures pièces de la danse contemporaine africaine du moment "

Afrique en scène
Décembre 96

“ Le siècle des fous ” was first produced in 1994 at Ouagadougou in the framework of the selections for the Rencontres Choréographique de Luanda. It’s a constant exchange, a dialogue between the technical elements (lights), the music and the dancers. The dances are clear, well-defined, punctuated by surprising and well-controlled. The dancers let themselves go against a music of sahelian delicacy, characterised by the Kora or the flute and the djembé ; their faces are transfigured and furrowed with the intense desire to dominate and exterminate. The musicians (on the Djembé and the Kora) are dressed in traditional costume. And the performance gets underway with the real involvement of all these actors, fuelling the conflict into a paroxysm."

The Australian, Adelaide (March 2000)

"Le Siecle des fous, is energized by the vehemence, strength and delicacy of its dancer-choreographers, Salia Sanou and Seydou Boro. . . . here the emotional communication with the audience is rich and immediate."